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  • 23 octobre 2009

    Déjà bien engagée, la suppression programmée de la carte scolaire ne fait que répondre à des intérêts particuliers, favorise l’entre-soi et renforce les inégalités entre les territoires. Elle constitue une mauvaise solution dont les conséquences pourraient être explosives. Le Sgen demande au ministère de revenir sur la décision de suppression de la carte scolaire et l’ouverture d’une véritable concertation .

    Communiqué de presse

    Comme l’avait déjà démontré le bilan de l’Observatoire de la carte scolaire du Sgen-CFDT, l’an passé, la suppression progressive de la carte scolaire, voulue par Nicolas Sarkozy, a creusé le fossé entre territoires et va à l’encontre de l’intention affichée de mixité sociale.

    Si la direction de l’enseignement scolaire donne à cette rentrée des chiffres globaux, elle se garde bien d’une analyse fine des conséquences dans les établissements. Le ministère avait joué le jeu de la transparence sur le bilan de la première année d’assouplissement, mais il a cessé de communiquer depuis sur les conséquences de l’élargissement de cette mesure.

    Les dérogations ont progressé sans cesse depuis la rentrée 2007. Elles ont plus que doublé de volume depuis 2006. L’assouplissement de la carte scolaire a même atteint ses limites.

    Si les demandes de dérogations ont encore progressé cette année de près de 10%, leur satisfaction a chuté. Les capacités d’accueil des établissements attractifs ont atteint leur maximum. Ainsi, les établissements de centre ville ont fait le plein aux dépens des établissements ruraux ou de banlieue.

    Dans ce contexte, les collèges de périphérie urbaine ont perdu leurs meilleurs élèves et sont particulièrement touchés, notamment les Réseaux Ambition Réussite et autres établissements de zone d’éducation prioritaire, laissés à l’abandon par le ministère. Partant de ce constat, Alain Dufaut, sénateur UMP, s’est ému de cette ségrégation au détriment des quartiers défavorisés, de cette désertification des collèges de banlieues et propose une loi pour la combattre. Pour le Sgen-CFDT, il y a effectivement urgence, il faut relancer la politique de l’éducation prioritaire.

    La suppression programmée de la carte scolaire ne fait que répondre à des intérêts particuliers, favorise l’entre-soi et renforce les inégalités entre les territoires. Elle constitue une mauvaise solution dont les conséquences pourraient être explosives. Sans vouloir revenir à la sectorisation antérieure contournée par les « initiés », le Sgen-CFDT souhaite la construction d’une carte scolaire équilibrée fondée notamment sur une répartition équitable des options et des CSP (catégories socio-professionnelles) au sein des bassins de formation.

    Le Sgen-CFDT demande au ministère de revenir sur la décision de suppression de la carte scolaire et l’ouverture d’une concertation associant tous les acteurs, organisations syndicales, associations de parents d’élèves, départements et régions, pour une totale remise à plat de ce dossier.

    Paris, le 16 octobre 2009