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Syndicat général de l'Éducation nationale et de la Recherche publique

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  • 15 mars 2010

    Toutes les organisations syndicales ont voté contre le décret revenant à modifier la date à laquelle sont appréciées les conditions requises pour se présenter aux différents concours de recrutement d’enseignant et CPE, indique à AEF Christophe Bigaud, secrétaire national duSgen-CFDT, mercredi 10 mars 2010, à l’issue du CTPM qui se tenait ce jour.

    L’objectif affiché par le ministère de l’Éducation nationale était d’introduire une « modification technique » aux décrets du 28 juillet 2009 : il voulait que les conditions requises pour que les candidats puissent s’inscrire aux différents concours - à savoir l’obtention d’un master 1 - s’apprécient « à la date de publication des résultats d’admissibilité aux concours » et non « à la date de clôture des registres d’inscription » aux concours, comme indiqué dans les décrets actuels.

    Cette modification est en effet nécessaire car le calendrier n’est pas tenable dans les termes actuels, notamment pour le concours de professeur des écoles : en effet, les épreuves d’admissibilité ayant lieu en tout début de M2 (septembre), la clôture des inscriptions au concours aura lieu le 20 juin (étant donné les délais de traitement des dossiers). À cette date-là, les candidats ne pourront pas justifier de l’obtention de leur M1 (qui n’interviendra a priori qu’en juillet).

    « UNE MODIFICATION ÉMINEMMENT POLITIQUE »

    « Ce n’est en rien une modification technique mais éminemment politique », explique Christophe Bigaud pour justifier son vote négatif. « Le ministère s’est planté dans la rédaction des premiers décrets, mais ce n’est pas faute de les avoir prévenus à l’époque ! Ils avaient maintenu cette rédaction pour des raisons politiques, du fait des débats autour de la place du concours. Pour nous, Sgen-CFDT, il est dès lors hors de question de donner le moindre vote politique favorable au gouvernement sur le dossier de la masterisation tant qu’il ne sera pas totalement réouvert. Et nous ne pouvons cautionner précisément cette modification car nous avons toujours dit que nous voulions que le concours ait lieu le plus tôt possible, afin de permettre à l’année de M2 d’être une véritable année de professionnalisation. » Le SE-Unsa est sur la même position.

    Le Snes-FSU était lui aussi hostile à cette modification mais pour d’autres raisons : « Symboliquement, elle n’impose plus aux élèves l’obtention du M1 pour passer le concours », explique Emmanuel Mercier, secrétaire national qui voudrait simplement « conserver le calendrier actuel des épreuves des concours avec une admissibilité fin mars-début avril, ce qui n’implique pas de modification statutaire ».

    TROIS POINTS NON PROBLÉMATIQUES MAIS ÉGALEMENT REJETÉS

    Le rejet à l’unanimité syndicale de ce point précis a entraîné le rejet de tout le projet de décret qui prévoyait trois autres points « non problématiques » : la possibilité pour les ressortissants de la communauté européenne de se présenter aux concours internes de recrutement moyennant un diplôme équivalent au master, l’ouverture des concours internes aux personnels ayant exercé les fonctions d’assistants d’éducation et l’ajout de deux prérequis pour les professeurs des écoles, à savoir une compétence en langue vivante et une en informatique (C2i). « Ces trois points avaient obtenu un accord quasi global de la part des organisations syndicales », indique Christophe Bigaud qui regrette qu’ils n’aient pas été présentés dans des projets de textes différents. « Le ministère nous a répondu que le Conseil d’État n’aurait pas accepté plusieurs textes. Je m’interroge », souligne-t-il.

    Deux autres textes étaient à l’ordre du jour du CTPM et ont recueilli une majorité de voix favorables : l’un visant la mise en conformité de la CAP des instituteurs et professeurs des écoles de Polynésie française et l’autre sur l’évaluation des personnels d’inspection (vote favorable de l’administration, abstention de l’Unsa, majoritaire chez les inspecteurs, vote négatif des autres organisations syndicales).

    L’Unsa-Éducation, le Sgen-CFDT, la CGT-Éduc’action et la FSU précisent en outre avoir fait une déclaration liminaire commune contre « les conditions de préparation de la rentrée 2010 » et exigeant une « autre politique éducative et budgétaire ».