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Syndicat général de l'Éducation nationale et de la Recherche publique

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  • 15 mai 2008

    Mener une politique ambitieuse pour l’École, pratiquer un dialogue social véritable dans le respect des partenaires sociaux feraient disparaître les raisons de la grève ... et apporteraient une vraie solution au problème !

    Le Président de la République perd ses nerfs !

    Communiqué de presse Du Sgen-CFDT :

    Au soir d’une journée de grève et de mobilisation largement suivie par les personnels et tout particulièrement dans les écoles, le Président de la République n’a rien trouvé de mieux que la démagogie et l’agression comme seules réponses aux situations conflictuelles que son gouvernement a provoquées. Par son propos hors sujet, Le Président de la République refuse de faire face aux conséquences de sa politique désastreuse pour le service public d’éducation.

    En intervenant uniquement sur la question du service minimum et non sur les raisons de la crise, à savoir les suppressions de postes et les programmes scolaires, le Président de la République joue la carte de la provocation. Le Sgen CFDT rappelle son opposition totale à la remise en cause du droit de grève que veut imposer le Président à travers son projet de loi. Le Sgen-CFDT a toujours dit qu’il était prêt à discuter de l’accueil des élèves les jours de grève et que cette question sérieuse méritait d’être débattue pour trouver des solutions aux difficultés des familles. Encore faut-il être deux pour discuter. Monsieur le Président de la République, conservez votre calme ! Préférez donc le dialogue social aux mesures coercitives qui deviennent votre marque de fabrique !

    L’émission débat de La Chaîne Parlementaire ( participation de Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT ici

    Déjà, lors de la grève du 24 janvier 2008, le ministre de l’Éducation nationale avait cru bon d’instaurer, par circulaire, un service minimum dans le 1er degré alors que se profilaient les élections municipales. Selon ses propres sources, seules 5% des communes avaient mis en place cet accueil dans les écoles, reconduisant pour certaines d’entre elles des dispositifs existants.

    A cette occasion, le ministre Xavier Darcos s’était engagé à ouvrir des discussions notamment avec les syndicats sur le sujet. Aujourd’hui il reconduit le dispositif, sans avoir manifesté la moindre volonté d’ouverture de dialogue.

    A son tour, le Sgen-CFDT persiste et signe :

    Oui, l’accueil des élèves les jours de grève est une question sérieuse qui mérite d’être débattue pour trouver des solutions aux difficultés des familles !

    Non, le Sgen-CFDT ne laissera pas remettre en cause le droit de grève !

    Monsieur le Ministre, il est temps de préférer le dialogue avec l’ensemble des acteurs concernés aux effets d’annonce.

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    Liste mise à jour en mai des écoles volontaires pour signer la fameuse convention Au début de l’année, selon le ministère de l’Education nationale, les communes de Beaupuy, Caylus, Finhan, La Salvetat-Belmontet, Labastide-du-Temple, Les Barthes, Lizac, Malause, Meauzac, Monclar-de-Quercy, Montech, Saint-Antonin-Noble-Val, Saint-Nicolas-de-la-Grave et Septfonds, ont signé un accord avec le ministère pour l’accueil minimum des élèves.

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    article de janvier 2008 :

    Xavier Darcos, a accéléré la cadence pour la mise en place d’un "service minimum" dans les écoles primaires, qu’il souhaite expérimenter dès la grève du 24 janvier !

    Le ministre propose une "convention-type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants, en cas de fermeture d’école. Cette rémunération sera financée par les retenues sur les salaires des enseignants grévistes et se montera, selon la note, à "90 euros pour 1 à 15 élèves accueillis et au-delà, à 90 euros par tranche de 15 élèves accueillis"...

    Service minimum : la solution passe par le dialogue social en évitant les provocations inutiles.

    Actuellement lors des journées de grève dans l’Éducation nationale, les élèves sont accueillis dans les lycées et collèges. Aller plus loin en imposant le déroulement des cours serait une remise en cause pure et simple du droit de grève des personnels, le Sgen-CFDT s’y oppose farouchement.

    Service d’accueil municipal en cas de grève des enseignants du 1er degré. Le ministre lance sa mise en place pour la grève du 24 janvier (voir note ministérielle en pièce jointe en PDF)

    2 constats préalables : · le ministère reporte les opérations de carte scolaire des écoles après les élections municipales (16 mars) pour que les candidats de la majorité ne soient pas "génés" dans leur campagne par des annonces de fermetures de classes dans leur commune... · le ministère organise un accueil minimum en cas de grève dans les écoles à mettre en place à la va-vite avant les élections municipales...

    Notre lecture de cette note ministérielle.

    Actuellement lors des journées de grève dans l’Éducation nationale, les élèves sont accueillis dans les lycées et collèges. Le ministre veut la même chose pour les écoles. Il n’est (pour l’instant) pas question d’aller plus loin en imposant le déroulement des cours ce qui serait une remise en cause pure et simple du droit de grève des personnels.

    Dans le premier degré la responsabilité de ce nouvel "accueil minimum" incombe uniquement aux communes et la mise en place d’une convention sur l’accueil des élèves se fera uniquement entre les services académiques et les municipalités volontaires. Rien ne doit être demandé aux directeurs ou adjoints.

    C’est donc ces communes volontaires qui mettront en place, avec leurs personnels municipaux, cet "accueil minimum" (si elles le peuvent car les personnels communaux ont aussi... le droit de grève).

    Il est faux de dire (voir note) que les salaires non versés aux personnels en grève iront abonder directement la caisse ainsi créée car les règles de la LOLF ne le permettent pas.

    Il est faux de dire aussi, comme le ministre dans ses déclarations à la presse, que la Loi oblige les enseignants à se déclarer grévistes 48 h à l’avance. La seule règle est que le préavis doit être déposé 5 jours avant le jour de grève. L’usage quasi général parmi les enseignants gréviste du 1er degré est effectivement de prévenir les parents de sa classe 48 h à l’avance. Dans sa circulaire, le ministre met plus les formes en précisant qu’informer les parents 48h à l’avance est "souhaitable"... Le Sgen-CFDT encourage les collègues à poursuivre cette pratique propre à maintenir de bonnes relations avec les parents, et à ne pas répondre à la provocation du ministre sur ce point.

    Rien non plus dans la circulaire qui obligerait le directeur à donner au maire la liste des futurs grévistes. Les renseignements (statistiques antérieures) sont donnés par l’IA, et uniquement par l’IA, aux maires volontaires.

    Les personnels de l’Éducation nationale sont les véritables garants du maintien d’un service public d’Éducation ambitieux et non minimum tout au long de l’année scolaire.

    C’est pour défendre ce service public maximum qu’ils seront dans l’action le 24 janvier à l’appel entre autres du Sgen-CFDT.

    La question de l’accueil des élèves un jour de grève est une question sérieuse, les difficultés rencontrées lors de ces journées d’action par les parents ne sont pas à négliger même si le Sgen-CFDT rappelle que les jours de grève dans l’Éducation Nationale ne sont pas aussi nombreux que semble le sous-entendre le gouvernement.


    Pour conclure, il nous semble que mener une politique ambitieuse pour l’École, pratiquer un dialogue social véritable dans le respect des partenaires sociaux feraient disparaître les raisons de la grève ... et apporteraient une vraie solution au problème !


     

     

    À télécharger

    LETTRE_AUX_MAIRES_DU_82_SERVICE_MINIMUM ( >pdf - 30.2 ko )