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Syndicat général de l'Éducation nationale et de la Recherche publique

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    action
  • 8 mars 2008

    Parce qu’il revendique le rythme 7 semaines travaillées - 2 semaines de vacances.

    Parce que les vacances ont une utilité dans l’apprentissage à condition d’être des vacances.

    Parce qu’il ne croit pas du tout à l’efficacité de ces stages.

    Le Sgen-CFDT rejette catégoriquement les stages de rattrapage pendant les vacances.

    Gare aux amalgames !

    Mieux vaudrait faire partir en vacances ceux qui n’en ont pas les moyens ou leur proposer des loisirs éducatifs, artistiques, culturels ou sportifs !

    tract ici

    Les jolies colonies de vacances...

    (sur un air connu...

    A l’occasion d’une visite à l’ESEN, le ministre de l’Education nationale a, selon sa (mauvaise) habitude, fait quelques annonces surprenantes relatives à la réforme du primaire que devrait annoncer le Président de la République début février.

    Le premier élément à entrer en vigueur sera dès les vacances de Pâques les stages de rattrapage destinés aux élèves de CM1 et CM2 pendant les vacances. Si le mode de cette annonce via les médias nous choque particulièrement, la conception même de ce dispositif est très inquiétante.

    -  Est-ce à dire qu’en quelques jours on compensera ce qui n’a pas été acquis pendant des mois et des mois de classe ?
    -  Est-ce à dire que les vacances déterminées par le ministère sont du temps perdu pour les élèves ?
    -  Est-ce à dire que le ministère propose de combattre l’échec scolaire par le relookage d’une punition ?
    -  Qui déterminera les élèves qui y participent ?
    -  Qui peut garantir qu’il s’agira bien de ceux qui ont des difficultés ?

    Une semaine de punition pour les plus faibles, une semaine de bachotage pour les plus forts, deux traductions concrètes qui n’ont aucune chance d’atteindre l’objectif de lutte contre l’échec scolaire.

    Voilà un dispositif qui paraît pour le moins léger à qui s’est confronté un jour à la difficulté scolaire !

    De plus, si le dispositif repose « encore » sur le volontariat des maîtres, l’annonce médiatisée ne va-t-elle pas créer une exigence de la part des parents qui sera difficilement gérable par une équipe pédagogique sans volontaires ...

    Ce moyen, pour le gouvernement, d’initier les personnels du premier degré au dogme présidentiel du travailler plus pour gagner plus (heures sups défiscalisées...) va être source de conflits avec les parents dans beaucoup d’écoles.

    Concernant l’ensemble de cette réforme du primaire, c’est la méthode qui inquiète.

    Les premiers éléments dévoilés par le ministre ne sont certainement que des parties du puzzle. Devrons-nous attendre qu’il soit complété par voie de presse ? Une fois encore, le dialogue social va-t-il se résumer à un échange de diatribes en autant de communiqués ?

    Chacun sait qu’une réforme n’a de chance de réussir qu’avec l’adhésion des personnels et celle-ci ne peut résulter du fait accompli.


    Arrêtons la guerre médiatique pour laisser la place à un dialogue avec la profession !