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  • 19 juin 2008

    les professeurs du 1er et du 2nd degré seraient à l’avenir recrutés au niveau du master...

    Masterisation des enseignants : le Sgen-CFDT pose ses exigences

    Dans une interview, le Président de la République a annoncé que les professeurs du 1er et du 2nd degré seraient à l’avenir recrutés au niveau du master. Cette évolution s’accompagnerait d’une revalorisation des débuts de carrière.

    Cette déclaration a donné lieu à des conjectures qui laissent planer le doute sur l’avenir de la formation des futurs enseignants et sur celui des IUFM. S’il n’est pas opposé à une « masterisation » des enseignants, le Sgen-CFDT ne pourrait accepter qu’une telle évolution entraîne une dégradation des conditions de formation des futurs professeurs et une remise en cause de la place et du rôle des IUFM. La formation ne saurait se réduire à un compagnonnage par des enseignants expérimentés.

    Le Sgen-CFDT estime qu’enseigner est un métier qui s’apprend. Ceci implique une véritable formation professionnelle en alternance, en particulier pédagogique et en lien avec la recherche, dans laquelle la place des IUFM, intégrés aux universités, doit être reconnue et valorisée. Il revendique une formation commune à tous les professeurs sur la base d’un tronc commun assez large et de modules de spécialisation en fonction du concours de recrutement.

    Dans l’immédiat, le Sgen-CFDT reste attaché à un recrutement par concours au niveau de la licence suivi de deux années de formation à l’IUFM validables dans le cadre d’un master professionnel suivi d’un accompagnement à l’entrée dans le métier. Pour permettre à tous les étudiants l’accès au métier enseignant, ces périodes doivent être rémunérées et compter pour la retraite.

    Sur ces bases, le Sgen-CFDT est prêt au débat et demande au ministère d’engager sans tarder des discussions sur cette question afin de lever rapidement les inquiétudes à la fois sur l’avenir de la formation des futurs enseignants et sur celui des IUFM.

    Faisons le point : L’Education nationale aurait le projet de se désinvestir de la formation initiale des enseignants au profit des universités. Comment ? En se cantonnant au rôle de tout employeur : le recrutement et la formation continue. Donc l’Education nationale organiserait toujours des concours de recrutement comme le Capes ou l’agrégation, mais elle ne se mêlerait plus d’y préparer... Quelle serait la conséquence ? La disparition probable des IUFM - les Instituts universitaires de formation des maîtres ; au minimum un affaiblissement notable de leur rôle. En fait chaque département universitaire prendrait en charge la préparation des étudiants aux concours. Lesquels concours se dérouleraient en deux temps : une épreuve académique en janvier pour vérifier les connaissances, puis une formation pratique expresse sur le terrain de quelques semaines avant une épreuve - pratique elle aussi - d’admission. Donc plus de cours théoriques comme ceux que l’on délivre en IUFM. Quels seraient les avantages de scénario ? Gain immédiat : 10.000 postes de stagiaires IUFM qui s’évaporeraient du budget puisque les années de formation ne seraient plus rémunérées alors qu’elles le sont aujourd’hui pour certains candidats. Donner un diplôme aux étudiants qui préparent le concours même s’ils échouent - ce qui est le cas de 80% des candidats. Offrir un cadeau aux défenseurs du « retour aux fondamentaux » dont il se trouve qu’il sont aussi de farouches adversaires des IUFM. "