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Réflexions


Françoise Dolto aurait eu 100 ans...

jeudi 23 octobre 2008

enfant-roi...

Dans le Monde (21/10) on trouve des contributions d’Elisabeth Roudinesco ou de Claude Halmos  [1]. L’une comme l’autre s’élèvent contre la simplification qui a été faite de la pensée de Dolto. Pour Claude Halmos, notamment “Si l’on part du principe que, dès lors qu’on respecte un enfant autant qu’un adulte on ne lui met pas de limites, cela pose évidemment un problème. Mais ces deux attitudes ne sont pas antinomiques : on peut très bien expliquer le sens d’un interdit, le répéter une deuxième fois, puis punir si l’interdit est transgressé ! Dolto n’a jamais préconisé autre chose. Mais elle a revendiqué aussi loin que possible une place de sujet à part entière pour l’enfant, et cela a été extrêmement mal entendu.

Elles s’opposent en cela aussi aux thèses d’Aldo Naouri qui, dans un livre récent (Faut-il être plus sévère avec nos enfants ?) conteste la thèse de la pédo-psychiatre. Il déclare dans Le Figaro« C’est à partir d’elle qu’est née cette idée de “sainteté” de l’enfant. Ses théories ont été surexploitées ».

Une autre critique émane de Didier Pleux qui, dans Génération Dolto, la soupçonne d’avoir « participé à la naissance des enfants rois » Le centenaire de Françoise Dolto semble donc être l’occasion encore une fois de “ liquider l’héritage de 68 ”...

Dans Libération (18/10) , plusieurs articles tentent de montrer que le débat était biaisé et en particulier que la question de l’autorité était bien mal posée. Claude Halmos, encore, affirme que la réponse est plus nuancée : “Dolto énonce que l’enfant est un être à part entière mais aussi qu’il faut l’humaniser, qu’il a besoin de règles pour se construire.[...] Une confusion s’opère entre autorité et autoritarisme d’avant 68.”


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