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Syndicat général de l'Éducation nationale et de la Recherche publique

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  • 26 novembre 2009

    L’État doit assumer sa responsabilité d’employeur

    |communiqué de presse du 1er décembre 2009

    PANDEMIE GRIPPALE L’État doit assumer sa responsabilité d’employeur

    « Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ». Dans le privé : les employeurs sont invités à signaler leurs salariés à risque.

    La plupart des pays développés ont défini des procédures de retrait des personnels qui sont face aux élèves.

    Dans l’Éducation nationale : aucune consigne n’a été donnée concernant les personnes à risque dans les établissements alors qu’il est évident que les personnels souffrant de maladie chronique ou les enseignantes enceintes, sont exposés à un risque certain.

    L’Éducation nationale fait silence radio en espérant sans doute échapper aux dégâts humains et aux retraits spontanés (par exercice du droit légal de retrait). Comment ne pas rapprocher ce silence assourdissant du manque de postes de remplaçants décidés par les budgets successifs de notre ministère ?

    En l’absence d’une véritable médecine du travail, elle renvoie les personnels à leur responsabilité individuelle et à leur médecin de famille contribuant ainsi à l’aggravation des déficits des comptes sociaux (Sécurité sociale et mutuelles).

    Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et annonce des mesures pour les personnels en situation de risque.

    La santé au travail est un droit pour tous les personnels : l’État employeur doit la garantir !|

    PANDEMIE GRIPPALE ....et les salariés.....

    -*Dans le privé : les employeurs sont invités à signaler leurs salariés à risque Dans la plupart des pays développés on définit des procédures de retrait des enseignants

    -* Dans l’Education nationale

    · Aucune consigne n’a été donnée concernant les personnes à risque dans les établissements alors qu’il est évident que les enseignantes enceintes, les professeurs souffrant de maladie chronique sont exposés à un risque certain.

    L’État employeur se moque de ses salariés. Les mesures prises sur la pandémie grippale par le ministère mettent en lumière l’absence totale de prise en compte de la santé au travail pour les personnels de l’Éducation nationale. L’Education nationale fait silence radio en espérant sans doute échapper aux dégâts humains et aux retraits spontanés (par exercice du droit légal de retrait). Il faut bien évidemment faire la liaison avec les budgets successifs de notre ministère qui multiplient les suppressions de postes de remplaçants.

    Rappelons la triste réalité de notre Médecine du travail

    Le million d’agents peut compter sur moins de 70 médecins de prévention, soit 1 médecin pour 17 000 personnes !

    Les personnels ne bénéficient d’aucune visite médicale pendant leur carrière : pour 45 % d’entre eux, la visite médicale de travail n’a jamais existé ou n’est qu’un souvenir vieux de 20 ans, alors que selon le décret 82-453, elle devrait avoir lieu tous les cinq ans, voire tous les ans pour certaines personnes.

    Hygiène, sécurité et conditions de travail : Tout reste à faire !

    Les CHS (Comités d’Hygiène et de Sécurité), en charge du suivi de ces questions pour les personnels n’existent qu’au niveau académique ou départemental. Ils n’ont aucun pouvoir et ne sont réunis en moyenne qu’une ou deux fois par an par l’administration.

    Dans les écoles et les services déconcentrés, il n’existe aucune structure capable de traiter ces questions. Les commissions d’hygiène et de sécurité qui existent dans certains établissements du second degré traitent essentiellement les questions de sécurité liées aux bâtiments et ne concernent pas les conditions de travail ni la santé des personnels.

    Face à cette situation qui perdure depuis trop longtemps, le Sgen-CFDT revendique : La mise en place de véritables CHS-CT , dotés de réels pouvoirs dans tous les services, comme cela existe dans le secteur privé !

    La reconnaissance des risques liés à l’exercice des différents métiers dans l’éducation nationale et tout particulièrement des risques psycho-sociaux. Une politique ministérielle volontariste et des engagements budgétaires à la hauteur des besoins des personnels. C’est ce que nous dirons lors du Comité Départemental d’Hygiène et Sécurité du 3 décembre à Montauban...

    La Santé au travail est un droit pour tous les personnels : l’État employeur doit la garantir !